Une casserole oubliée sur le feu, un robinet qui lâche pendant la nuit, un court-circuit dans l'installation électrique… Ces situations, personne ne les anticipe. Et pourtant, elles arrivent. C'est précisément pour ça que l'assurance habitation est obligatoire pour tout locataire, dès la remise des clés, et chaque année ensuite. Mais au-delà de l'obligation légale, à quoi ça sert vraiment ? Et que risque-t-on sans elle ?
Tout locataire doit être couvert a minima contre les risques locatifs : incendie, explosion, dégât des eaux. C'est la loi du 6 juillet 1989 qui l'impose. Chaque année, vous devez fournir à votre bailleur une attestation d'assurance valide. Sans ce document, votre bailleur peut, après mise en demeure, souscrire une assurance à votre place. Il vous en répercutera le coût sur votre loyer, majoré jusqu’à 10 %. Dans les cas les plus graves, l'absence d'assurance peut conduire à la résiliation du bail.
Mais la vraie question, ce n'est pas la sanction : c'est ce qu'il se passe en cas de sinistre quand on n'est pas assuré. En l'absence de couverture, toutes les réparations sont entièrement à votre charge : remise en état de votre logement, mais aussi indemnisation de vos voisins si le sinistre les touche. Sans assurance, vous êtes responsable de tout : le parquet gondolé, les murs à refaire, la réfection du palier touché par l’incendie… Des factures qui peuvent rapidement dépasser plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Que couvre mon assurance habitation ?
La garantie de base, dite « risques locatifs », couvre les dommages que vous causez au logement : incendie, explosion, dégât des eaux… Elle est obligatoire, mais elle est aussi limitée : elle ne couvre pas vos biens personnels (meubles, électroménager, vêtements…) ni les dégâts occasionnés dans le logement de vos voisins si le sinistre se propage.
Pour être couvert sur ces risques-là aussi, la plupart des locataires optent pour une assurance multirisque habitation (MRH), qui inclut en plus la responsabilité civile, la garantie vol, parfois le bris de glace ou la protection juridique. Son coût dépendra des couvertures choisies. Vous êtes libre de choisir l'assureur qui vous convient.
Bon à savoir !
Lorsque votre assurance arrive à échéance, nous vous adressons deux courriers de rappel avant l'expiration de votre attestation. Passé un délai de deux mois après l'échéance, une assurance dite forfaitaire est appliquée : une pénalité de 8 € par mois qui ne couvre que les murs du bâtiment.
Attention ! Beaucoup de locataires croient alors être couverts. Ce n'est pas le cas. Cette assurance forfaitaire ne remplace en aucun cas une assurance habitation souscrite à votre nom.
Pour transmettre votre attestation, connectez-vous à votre espace client et saisissez votre demande dans la rubrique "Demande et suivi". Vous pouvez aussi l’envoyer par courrier ou contacter la plateforme dédiée par téléphone si vous avez besoin d'aide au 05.35.37.73.80.